Section des Verts de Meyrin-Cointrin

Les Verts de Meyrin-Cointrin ont 30 ans – Quelle histoire !

1987-1997 : les années de l’éclosion

Vers les années 70, dans la foulée des mouvements anti-nucléaires et pacifistes, sont nés un peu partout des partis écologistes.

A Meyrin, il faut attendre le 20 mai 1987, date à laquelle sont adoptés les statuts du PEM, du parti écologiste meyrinois. Fabienne Bugnon en sera la première présidente. Cet événement est passé presqu’inaperçu à Meyrin et sa portée historique ne se révèlera que plus tard. Le parti écologiste ne se présente aux élections municipales qu’en 1991 où il décroche d’emblée deux sièges. Les élus écologistes peinent toutefois à convaincre. Leurs timides propositions d’alors qui feraient aujourd’hui l’unanimité, font sourire les autres partis. A coup de résolution et de pétitions, ils persistent et se battent pour l’amélioration des transports publics, la modération du trafic (zone 30km/h), les économies d’énergie et soutiennent, dès 1994, la réalisation du Lac des Vernes.

En 1995, désormais sous le nom de «Verts meyrinois », ils décrochent à nouveau 2 sièges. En 1997, à l’occasion d’une quinzaine thématique intitulée « Meyrin, cap sur l’avenir », les Verts s’invitent dans le débat en publiant une brochure « Dessine-moi une ville » dans laquelle ils esquissent les contours de la ville de Meyrin demain, une ville durable et solidaire. Les Verts meyrinois et leurs idées d’avenir sont désormais au coeur des débats politiques meyrinois.

La même année, le Président du Parlement des Jeunes de Meyrin, Antonio Hodgers, adhère aux Verts, se présente au Grand Conseil et devient le plus jeune député.

 

1997- 2007 : Les années de la consécration

Le développement des Verts se fera patiemment, par un long et constant travail d’argumentation et de conviction, notamment par le journal la Feuille verte dont le premier numéro sort en 1998, ainsi que lors d’apéros-débats, de stands réguliers et de fêtes conviviales, la fameuse Fiesta. On y débat notamment en 2005 d’alimentation et en 2010 de l’avenir de l’agriculture biologique.

A travers de nombreuses résolutions, les Verts s’impliquent, entre autres, pour un concept global de mobilité, pour le droit de vote des étrangers au niveau communal, pour un agenda 21, etc. Avec la gauche, ils remportent plusieurs référendums et initiatives contre le déclassement de la Gravière, contre des tribunes de foot à un prix exorbitant, pour la réalisation du lac des Vernes.

Ces succès se traduisent par une progression régulière au Conseil municipal : 3 sièges en 1999, 5 sièges en 2003, 7 sièges en 2007. En 2005, pour la première fois, un Vert, Pierre-Alain Tschudi, préside le Conseil municipal. En revanche, à deux reprises et à quelques voix près, les Verts ratent leur entrée au Conseil administratif.

 

 

2007 – 2017 : Les années de la consolidation

Ayant atteint l’âge adulte, les Verts sont un parti reconnu et estimé dans le paysage politique meyrinois, ils gardent toutefois tout le dynamisme et la créativité de leur jeunesse.

En 2009, Surane Ragavan préside le Conseil municipal et Eric Cornuz en 2014. Enfin, depuis 2011, un Vert siège également au Conseil administratif.

Lors des dernières élections municipales, les Verts de Meyrin-Cointrin ont présenté une liste de 10 femmes et 8 hommes. Ils remportent alors une double victoire : Avec sept élus, 4 femmes et 3 hommes, ils deviennent le premier groupe du Conseil municipal, et dans la foulée, Pierre-Alain Tschudi, qui se représentait au Conseil administratif obtient le meilleur score. Mais ce qui réjouit le plus les Verts et ce dont ils sont très fiers c’est qu’avec quatre femmes et quatre hommes, ils obtiennent naturellement la parité parfaite.

L’histoire ne s’arrête pas là. La situation mondiale et locale rend l’engagement des Verts toujours aussi nécessaire. Il reste dès lors encore de belles pages à écrire. Les écrirez-vous avec nous ?