On en parle depuis 1994. Au départ, il s’agit de réaliser un bassin destiné à récolter les eaux pluviales de la cité. En raison de l’imperméabilisation des sols suite aux aménagements urbains, l’eau de pluie n’arrive plus à s’écouler naturellement. Le Nant d’Avril, récepteur naturel, vers lequel les eaux pluviales sont dirigées, requiert une régulation. L’idée d’un lac de rétention s’impose alors, ne serait-ce que parce qu’une gestion des eaux de pluie à ciel ouvert est moins coûteuse sur le long terme qu’une gestion en sous-sol. De plus, le Lac des Vernes offre de nombreux autres bénéfices que les Meyrinois vont progressivement découvrir.

Vision hivernale du Lac des Vernes - © Urbain Tarelle - 2018

 

Meyrin fait sa part dans la construction de nouveaux logements, non seulement aux Vergers, mais aussi à travers des surélévations et de nouvelles constructions sur l’ensemble du territoire communal. Cependant, tout en continuant à s’urbaniser, notre commune se réconcilie avec sa campagne, introduisant de la nature en ville, préservant la biodiversité, revalorisant son jardin botanique, créant des éco-pâturages et potagers urbains, développant un projet d’agriculture urbaine aux Vergers, et enfin transformant une contrainte légale de gestion des eaux en un aménagement paysager de haute qualité.

Les villes historiques se sont toutes construites à proximité d’un lac ou d’une rivière, mais pas Meyrin, village agricole devenu ville d’agglomération. Rapprocher le citadin meyrinois de la nature, c’est aussi lui apporter un plan d’eau et des zones humides qui apaisent le corps et l’esprit, qui invitent à la flânerie et la rêverie, qui apportent une fraîcheur bienvenue à l’ère du réchauffement climatique.

Le Lac des Vernes exerce déjà aujourd’hui un pouvoir d’attraction magique. Ses images témoignent de ses reflets changeants au fil de la journée et cumulent les « like » sur les réseaux sociaux. Mais il n’attire pas que les humains. La végétation et de nombreuses espèces d’oiseaux y prennent progressivement leur quartier. Il devient un refuge pour la conservation de la biodiversité. Le Lac des Vernes sera un lieu privilégié d’observation de la faune et de la flore.

 

Le samedi 10 juin, ce joyau meyrinois sera remis à la population et placé sous sa responsabilité. Si l’eau est un bien commun, sa gestion est une responsabilité partagée. Il appartient à la Commune et à l’Instruction publique de sensibiliser le public et notamment les jeunes générations aux chemins de l’eau et à la préservation de la biodiversité. Il appartient à tout un chacun de respecter le règlement du Lac des Vernes pour éviter les accidents et préserver ce biotope pour la collectivité. A nous tous d’écrire cette nouvelle page de l’Histoire du Lac des Vernes.